Odoo, on se lance seul ou on se fait accompagner ?
C’est une question qu’on nous pose presque à chaque premier rendez-vous. Et elle est légitime : Odoo, on peut l’essayer en dix minutes. On crée une base, on active la facturation, on importe quelques clients, et ça fonctionne. Alors pourquoi payer quelqu’un pour le faire ?
La réponse courte, c’est que ça dépend. La réponse longue, c’est cet article. On a essayé d’être honnêtes, y compris sur les cas où vous n’avez pas besoin de nous.
Le faire soi-même, concrétement
Mettre Odoo en place en interne, c’est tout à fait possible. Mais il faut être clair sur ce que ça demande. Quelqu’un chez vous va devoir jouer le chef de projet, comprendre comment les modules s’enchaînent (une vente qui sort du stock, qui part en facture, qui finit en compta), et parfois mettre les mains dans le code dès qu’un besoin sort du standard. Tout ça en continuant son vrai travail.
Il y a de vrais avantages. Vous apprenez l’outil en profondeur, vous avancez à votre rythme et vous n’avez pas de facture de prestation à payer.
Le piège, c’est ce qu’on ne voit pas au début. On a souvent tendance à recopier ses vieilles habitudes dans Odoo au lieu de profiter de ce qu’il fait déjà très bien. Certains choix faits en semaine 1 (le plan comptable, la gestion des taxes, les variantes de produits) sont ensuite très pénibles à défaire. La reprise des données prend toujours plus de temps que prévu. Et comme l’opérationnel passe en priorité, le projet glisse de mois en mois.
Il y a aussi la question de la personne. Si une seule personne connaît la configuration et qu’elle quitte l’entreprise, vous repartez quasiment de zéro.
Bref, ce n’est pas gratuit. Le coût est juste moins visible, il se cache dans le temps de vos équipes et dans les corrections après le démarrage.
Et avec Nalios, ça se passe comment ?
L’idée n’est pas de décider à votre place. Vous connaissez votre métier, nous connaissons Odoo. Chez Nalios Suisse, on est Odoo Gold Partner, l’équipe a été fondée par d’anciens consultants d’Odoo, et on a plus de 100 projets derrière nous. Ça veut surtout dire qu’on a déjà vu passer la plupart des erreurs, et qu’on sait comment les éviter.
On commence par des ateliers avec vos équipes pour comprendre comment vous travaillez vraiment, et repérer ce qu’Odoo fait déjà sans rien développer. Ensuite on configure, et on ne développe que quand ça vaut vraiment le coup. On s’occupe de reprendre vos données proprement (clients, articles, stocks, soldes comptables), puis vos utilisateurs testent leurs propres cas et sont formés par notre Academy. Au démarrage, on reste à vos côtés, et après aussi.
Ce que vous y gagnez, c’est surtout de la tranquillité. Les bons choix sont faits dès le départ, le planning tient parce que des gens y travaillent à plein temps, et votre Odoo reste proche du standard, ce qui vous évitera bien des soucis le jour où vous passerez à la version suivante.
Attention quand même, on ne fait pas tout. Il vous faudra un budget, une personne chez vous pour trancher les questions, et des gens du terrain disponibles pour les ateliers et les tests. Un projet où le client ne s’implique pas, même avec le meilleur intégrateur, se passe rarement bien.
« Nalios nous a aussi permis de repartir sur de bonnes bases, avec un accompagnement sérieux, de l’écoute et un vrai soutien tout au long du projet. Maintenant, je peux dire si mon entreprise va bien ou pas, et prendre les bonnes décisions au bon moment. » David Lude, Directeur chez Toutext Sàrl
Les deux options, côte à côte
Première chose à savoir : la licence Odoo coûte la même chose dans les deux cas. Ce qui change, c’est le temps que ça vous prend, les risques que vous prenez et ce que vous obtenez au bout. En résumé, ça donne ça :
| Critère | En interne | Avec Nalios |
|---|---|---|
| Coût visible | Faible : pas de prestation externe | Budget de prestation défini en amont |
| Coût caché | Élevé : temps des collaborateurs, erreurs à corriger, retards | Limité : temps d’ateliers et de tests de vos référents |
| Délai | Variable, souvent rallongé par l’opérationnel | Planning cadré, consultants dédiés |
| Qualité de la structure | Dépend de l’expérience Odoo disponible | Les réflexes de plus de 350 projets |
| Conformité suisse | À construire et à vérifier soi-même | Localisation suisse maîtrisée |
| Reprise de données | Souvent improvisée | Méthode, contrôles et rapprochements |
| Migrations futures | Risquées si beaucoup de sur-mesure | Plus simples, on en fait de V8 à V19 toute l’année |
| Autonomie après démarrage | Forte, mais concentrée sur peu de personnes | Construite par la formation, avec un support en appui |
En suisse, il y a quelques subtilités en plus
Odoo a une localisation suisse, c’est une bonne nouvelle. Mais l’activer ne fait pas tout, c’est le paramétrage derrière qui compte. Et c’est souvent là que les projets menés en interne se compliquent.
Prenez la TVA : trois taux (8,1 %, 2,6 % et 3,8 %), le choix entre méthode effective et taux de la dette fiscale nette, et un décompte AFC qui doit coller à la compta. Ajoutez la QR-facture, avec ses références et son rapprochement automatique des paiements. Puis les fichiers bancaires au format ISO 20022 (pain.001 pour payer, camt.053 et camt.054 pour les relevés), qui vous font gagner un temps fou une fois bien branchés.
Côté salaires, entre l’AVS, l’AC, la LPP, la LAA, l’impôt à la source et les transmissions Swissdec, il n’y a pas beaucoup de place pour l’approximation. Il faut aussi penser à la nLPD (qui a accès à quoi, où sont hébergées les données), aux documents en plusieurs langues, aux clients en CHF et en EUR, et à une compta que votre fiduciaire pourra réviser sans s’arracher les cheveux.
Rien de tout ça n’est insurmontable. Quand on sait où regarder, c’est réglé en quelques heures. Quand on découvre en cours de route, ça peut prendre des semaines.
Alors, on fait comment ?
Si vous êtes une petite structure, avec des processus simples et quelques modules seulement (CRM, ventes, facturation), et que quelqu’un chez vous connaît déjà bien Odoo, vous pouvez très bien vous lancer seuls. On vous le dit sans détour.
En revanche, dès qu’Odoo doit remplacer plusieurs outils, toucher à la compta, au stock, à la production ou aux salaires, ou reprendre les données d’un ancien ERP, on vous conseille de vous faire accompagner. Pareil si vous gérez plusieurs sociétés ou devises, ou si la date de démarrage n’est pas négociable (un début d’exercice, un ancien logiciel qui s’arrête).
Et entre les deux, il y a une option qu’on aime bien : on pose les fondations ensemble. On s’occupe des sujets sensibles (compta suisse, reprise de données, développements), on forme votre équipe, et c’est elle qui prend le relais pour le paramétrage du quotidien. Vous restez autonomes, sans avoir à tout apprendre à la dure.
Pour conclure
Faire Odoo en interne coûte moins cher sur le papier. Au final, c’est rarement le cas. Pour une PME suisse dont l’ERP va toucher la compta, les salaires ou la logistique, un partenaire qui connaît le terrain, ça reste le moyen le plus sûr de démarrer sur de bonnes bases.
Vous hésitez encore ? Prenons une heure ensemble. On regarde votre situation et on vous dira franchement ce que vous pouvez faire seuls, et là où on peut vous aider.